IG bas : pourquoi nous n'affichons pas d'indice glycémique sur nos paquets

Mis à jour le 1er août 2026 · Rédigé par l'équipe Néogourmets, chocolaterie et biscuiterie artisanale bio à Saint-Cyr-sur-Loire (Touraine).

En bref

  • L'indice glycémique classe les aliments glucidiques selon l'élévation de la glycémie qu'ils provoquent après ingestion. Il se mesure in vivo, sur un panel de volontaires, selon une méthode normalisée.
  • « Indice glycémique bas » n'est pas une allégation autorisée dans l'Union européenne. L'EFSA a examiné les demandes portant sur l'IG et les a rejetées, estimant que les glucides à IG bas ne sont pas suffisamment caractérisés.
  • Le même aliment ne produit pas la même réponse chez deux personnes, ni parfois chez la même personne d'un jour à l'autre.
  • La réponse dépend aussi de la composition entière de la recette et du repas : fibres, matières grasses, protéines, finesse de mouture, degré de mûrissement. Un chiffre unique ne peut pas résumer tout ça.
  • Nous n'affichons aucun chiffre d'IG et nous refusons de le faire. Vous avez les ingrédients et les valeurs nutritionnelles complètes, c'est le plus important !

Qu'est-ce que l'indice glycémique ?

L'indice glycémique, ou IG, est un classement. Il compare les aliments contenant des glucides selon l'élévation de la glycémie qu'ils provoquent après ingestion, par rapport à un aliment de référence, en général le glucose.

Ce n'est pas une valeur qui se calcule sur un tableur à partir de la recette. Elle se mesure sur des êtres humains : un panel de volontaires consomme une portion de l'aliment apportant une quantité déterminée de glucides, et on suit leur glycémie pendant deux heures. Il existe une norme internationale pour cette mesure, l'ISO 26642.

Autrement dit, un fabricant ne peut pas connaître l'IG de son produit sans le faire mesurer en laboratoire, sur des personnes. C'est long, c'est coûteux, et ça se fait produit par produit. Et en plus la réaction d'une personne ne garantit pas la réaction d'une autre personne. 

Pourquoi « IG bas » n'est pas une allégation autorisée ?

Parce que l'autorité européenne compétente a tranché. Dans le cadre du Règlement (CE) n° 1924/2006, qui encadre toutes les allégations nutritionnelles et de santé en Europe, l'EFSA a examiné les demandes portant sur l'indice glycémique et ne les a pas retenues. Le motif principal : les glucides à IG bas ne sont pas suffisamment caractérisés pour qu'un lien de cause à effet puisse être établi.

Conséquence pratique : « indice glycémique bas » ne figure pas dans la liste des allégations autorisées. Elle est pourtant très présente dans les rayons et sur les sites de vente.

Ce qui influence la réponse glycémique d'un aliment

Voici l'autre raison pour laquelle un chiffre unique est trompeur : la réponse ne dépend pas d'un ingrédient, elle dépend de la recette entière et du repas dans lequel elle s'insère. Les paramètres suivants sont bien identifiés en science des aliments.

  • Le raffinage de la farine. Une farine à fort taux d'extraction, comme une T80 ou une T110, conserve davantage de son et de fibres qu'une farine blanche T45. Plus la farine est raffinée, plus l'amidon est disponible rapidement.
  • La finesse de la mouture et la structure de l'aliment. À composition identique, un aliment finement broyé et un aliment qui garde de la matière entière fournissent des réponses différentes.
  • La présence de fibres. Elles ralentissent la vidange gastrique et la digestion des amidons.
  • Les matières grasses et les protéines. Les oléagineux, amandes, noisettes, ainsi que les huiles végétales, ralentissent eux aussi la vidange gastrique.
  • La quantité totale de glucides simples. Un fruit séché est concentré : la proportion qu'on en met change tout.
  • Le degré de mûrissement et la cuisson. Une banane tachetée et une banane verte ne se comportent pas de la même façon. Une cuisson longue et douce n'équivaut pas à une cuisson vive.

Six paramètres, qui interagissent entre eux, et auxquels s'ajoute la variabilité entre individus. Un nombre imprimé sur un paquet ne peut pas rendre compte de tout ça.

Ce qu'il y a dans nos recettes

Nous ne tirons de ce qui précède aucune conclusion sur nos produits, et nous ne revendiquons aucun effet. Nous vous donnons simplement nos choix de fabrication, tels qu'ils figurent sur les étiquettes, et vous en faites ce que vous voulez.

  • Farine T80 bio dans nos biscuits, pas de farine blanche raffinée.
  • Amandes complètes et noisettes du Piémont IGP, en quantité significative, pas en décoration.
  • Huile de colza, pas d'huile de palme.
  • Les fruits dosés au minimum nécessaire pour sucrer et lier, jamais au-delà.
  • Aucun sucre ajouté, aucun édulcorant, aucun polyol, aucune maltodextrine, aucun amidon modifié.
  • Cuisson longue à basse température, imposée par l'absence de sucre.

Nos produits sont sans sucres ajoutés et contiennent des sucres naturellement présents. Les valeurs nutritionnelles complètes figurent sur chaque fiche produit.

Pourquoi nous n'affichons pas de chiffre

Nous aurions pu. Le terrain est occupé, la demande existe, et il aurait été facile de suivre.

Nous ne le faisons pas pour trois raisons, dans cet ordre. Un, ce n'est pas une allégation autorisée, et nous nous en tenons à ce que la réglementation permet, même quand d'autres ne le font pas. Deux, nous n'avons pas fait mesurer l'indice glycémique de nos produits, et nous n'avancerons pas un chiffre que nous n'avons pas, un calcul théorique ne nous intéresse pas car il ne sera pas vrai pour vous. Trois, même si nous l'avions, il ne vous dirait pas grand-chose de ce qui se passera chez vous.

Nous ne prétendons donc pas faire mieux que quiconque sur ce terrain-là. Nous préférons être précis sur ce que nous maîtrisons vraiment : ce que nous mettons dans nos recettes, et ce que nous n'y mettons pas.

Voir nos produits et leurs étiquettes

Questions fréquentes

« IG bas » est-il autorisé sur un emballage en France ?

« Indice glycémique bas » ne figure pas parmi les allégations autorisées dans l'Union européenne. L'EFSA a examiné les demandes portant sur l'indice glycémique et ne les a pas retenues, estimant que les glucides à IG bas ne sont pas suffisamment caractérisés.

Vos produits sont-ils à IG bas ?

Nous n'en savons rien, et nous préférons vous le dire. Nous n'avons pas fait mesurer l'indice glycémique de nos produits, ce qui suppose une mesure en laboratoire sur un panel de volontaires. Tant que nous ne l'avons pas fait, nous n'avancerons aucun chiffre et aucune comparaison. Par contre on a tout fait pour mettre tout ce qu'il faut dans nos recettes. 

Qu'est-ce qui influence la réponse glycémique d'un aliment ?

Le taux de raffinage de la farine, la finesse de la mouture et la structure de l'aliment, la présence de fibres, la présence de matières grasses et de protéines, la quantité totale de glucides simples, le degré de mûrissement et le mode de cuisson. Ces paramètres interagissent, et s'y ajoute la variabilité entre individus. C'est pourquoi un chiffre unique imprimé sur un paquet reste discutable.

Les dattes sont-elles à indice glycémique bas ?

Cela dépend de la variété, de la maturité et de la manière dont elles sont consommées, et les valeurs publiées varient beaucoup d'une source à l'autre. Nous n'avons pas choisi la datte pour son indice glycémique, mais parce qu'elle a un pouvoir sucrant important, ce qui permet d'en mettre peu pour adoucir.

Pourquoi l'indice glycémique varie-t-il d'une personne à l'autre ?

La réponse individuelle à un même aliment diffère selon les personnes, et parfois chez une même personne d'un jour à l'autre ! 

Comment savoir ce que je mange, alors ?

En lisant la liste d'ingrédients précisément et la ligne « dont sucres », qui sont les deux seules informations qui engagent le fabricant. Et pour toute question qui touche à votre alimentation personnelle, en vous adressant à votre médecin, qui est la seule personne qualifiée pour vous répondre.

Sources et références

Pour aller plus loin